Killer 7 pourra être adulé comme il pourra être décrié. Si on se base uniquement sur l'aspect technique, quelques lourdeurs et autres approximations pourront gêner la progression mais ce n'est pas vraiment si préjudiciable que ça, surtout sur GameCube. Par contre, la version PS2 a contre d'elle d'énormes temps de chargements et de gros ralentissements durant les combats. Au delà du gameplay très simpliste, Killer 7 ressemble davantage à un trip psychotique qu'à un jeu d'action conventionnel. Entretenant des liens de parenté avec le cinéma de Lynch, Tarantino, Tsukamoto, Miike, etc., il est clair que le grand public aura beaucoup de mal à rentrer dans le vif du sujet sans quelques appréhensions. Mais si vous parvenez à franchir cette barrière culturelle, le voyage sera d'autant plus plaisant qu'il vous fera réfléchir tout en installant une atmosphère baroque sortie du cerveau malade de développeurs aux multiples...talents.